"J'ai rêvé roux."
"Doux."
"J'ai rêvé saphir."
"Partir."
"J'ai rêvé nacre."
"Consacre."
"J'ai rêvé beige."
"Abrège."
"J'ai rêvé boue."
"Joue."
"J'ai rêvé écarlate"
"Eclate."
"J'ai rêvé mauve."
"Sauve."
"J'ai rêvé...j'ai rêvé.... Je ne sais plus!"
"Moi non plus!
mardi 22 septembre 2015
"couleurs" (suite)
"J'ai rêvé or."
"Mord."
"J'ai rêvé vermeil."
"Merveille."
"J'ai rêvé miel."
"Eveil."
"J'ai rêvé brun."
"Embruns."
"J'ai rêvé gris."
"Souris."
"J'ai rêvé argent"
"Prend."
"J'ai rêvé pourpre."
"Souffre."
"J'ai rêvé azur."
"Pur."
"J'ai rêvé rubis."
"Ris."
........
"Mord."
"J'ai rêvé vermeil."
"Merveille."
"J'ai rêvé miel."
"Eveil."
"J'ai rêvé brun."
"Embruns."
"J'ai rêvé gris."
"Souris."
"J'ai rêvé argent"
"Prend."
"J'ai rêvé pourpre."
"Souffre."
"J'ai rêvé azur."
"Pur."
"J'ai rêvé rubis."
"Ris."
........
"couleurs"
"Maman,j'ai rêvé de couleurs!"
"Raconte!"
"J'ai rêvé noir."
"Espoir."
"J'ai rêvé blanc."
"Attend."
"J'ai rêvé rouge."
"Bouge."
"J'ai rêvé bleu."
"Veux."
"J'ai rêvé vert."
"Taire."
"J'ai rêvé rose."
"Pose."
"J'ai rêvé jaune."
"Prône."
"J'ai rêvé orange.
"Mange."
...........
"Raconte!"
"J'ai rêvé noir."
"Espoir."
"J'ai rêvé blanc."
"Attend."
"J'ai rêvé rouge."
"Bouge."
"J'ai rêvé bleu."
"Veux."
"J'ai rêvé vert."
"Taire."
"J'ai rêvé rose."
"Pose."
"J'ai rêvé jaune."
"Prône."
"J'ai rêvé orange.
"Mange."
...........
samedi 19 septembre 2015
"Forêts" (suite et fin)
Le vent qui répand sur les cimes les nouvelles de la terre entière; les soupirs de toutes les forêts.... Nostalgie des temps passés, quand les elfes et les lutins, les loups et les sorcières, les mythes et les légendes les protégeaient des hommes. Les temps passés où elles régnaient sur terre, fortes et vertes, inviolées et respectées.
Maintenant, bras décharnés, doigts noueux, troncs creux.... aux automnes des continents, elles pleurent des feuilles de sang et d'ocre.
La sève, lentement descend et trouve refuge au plus profond des racines, de plus en plus loin dans le ventre de la terre, telle des veines....
Pour y trouver la force de renaître encore.
La pensée se coule dans les veines.
Le sang de la terre y répand ses rumeurs.
La pensée écoute, l'Homme Nu entend.
La clairière le réchauffe; lentement ses paupières s'entrouvrent.
La forêt chuchote, la terre raconte :
La nuit où la lune est ronde et si pleine qu'elle vient à toucher la terre et tracer les clairières.
Ces nuits-là, le hibou vient se poser sans bruit dans les bras tendus, s'accrochent à leurs doigts secs; les ombres s'ancrent dans cette rondeur rousse.
Il attend... Elle, lourde des rêves de l'Homme et d'Ailleurs peut-être, se pose et se délivre.
Lorsqu'elle remonte, légère et blanche, le hibou, du bout de l'aile, se laisse glisser sur le velours bleu et soyeux de la nuit vers de funestes agapes.
Plus tard, l'Homme Nu verra à l'intérieur de l'empreinte de lune, germer les rêves qu'elle y a déposés.
C'est ce que racontent la terre et les forêts.
C'est ce qu'entend la pensée.
A l'abri des racines, sous le couvert de cette verte mère, la terre lève ses armées.
Seul l'Homme Nu connaîtra ses secrets.
Maintenant, bras décharnés, doigts noueux, troncs creux.... aux automnes des continents, elles pleurent des feuilles de sang et d'ocre.
La sève, lentement descend et trouve refuge au plus profond des racines, de plus en plus loin dans le ventre de la terre, telle des veines....
Pour y trouver la force de renaître encore.
La pensée se coule dans les veines.
Le sang de la terre y répand ses rumeurs.
La pensée écoute, l'Homme Nu entend.
La clairière le réchauffe; lentement ses paupières s'entrouvrent.
La forêt chuchote, la terre raconte :
La nuit où la lune est ronde et si pleine qu'elle vient à toucher la terre et tracer les clairières.
Ces nuits-là, le hibou vient se poser sans bruit dans les bras tendus, s'accrochent à leurs doigts secs; les ombres s'ancrent dans cette rondeur rousse.
Il attend... Elle, lourde des rêves de l'Homme et d'Ailleurs peut-être, se pose et se délivre.
Lorsqu'elle remonte, légère et blanche, le hibou, du bout de l'aile, se laisse glisser sur le velours bleu et soyeux de la nuit vers de funestes agapes.
Plus tard, l'Homme Nu verra à l'intérieur de l'empreinte de lune, germer les rêves qu'elle y a déposés.
C'est ce que racontent la terre et les forêts.
C'est ce qu'entend la pensée.
A l'abri des racines, sous le couvert de cette verte mère, la terre lève ses armées.
Seul l'Homme Nu connaîtra ses secrets.
extrait : "Forêts" (première partie)
Une clairière. Un Homme Nu, ventre uni à la Terre.
La nuit pousse ses derniers soupirs, l'aube se lève, frissonnante de brume.
L'esprit vierge, paupières closes, l'Homme Nu laisse sa pensée s'échapper.... à l'écoute de la forêt.
Paresseuse, curieuse, la pensée s'étire, se réchauffe aux premières lueurs du matin.
Odeurs brunes et lourdes.... feuilles mortes, champignons.
Senteurs vertes et humides.... mousses et fougères.
Parfums sucrés.... fleurs et fruits des bois.
Les échos nocturnes lentement s'estompent, cèdent la place aux silences mouillés du jour naissant. Striés de trilles, déchirés de brames.
Résonances.... troncs rugueux et anciens.
Notes légères... bois lisses et verts, impatients de se faire une place aux sommets.
La pensée doucement s'élève, se faufile entre les trouées bleues, rebondit de feuille en feuille.
Bruissements et chuchotements.
Elle plane au-dessus de cette mer de verte mouvance, à l'écume de brume laiteuse.
Elle entend le murmure du vent, qui de forêts en continents survole les océans. ......
La nuit pousse ses derniers soupirs, l'aube se lève, frissonnante de brume.
L'esprit vierge, paupières closes, l'Homme Nu laisse sa pensée s'échapper.... à l'écoute de la forêt.
Paresseuse, curieuse, la pensée s'étire, se réchauffe aux premières lueurs du matin.
Odeurs brunes et lourdes.... feuilles mortes, champignons.
Senteurs vertes et humides.... mousses et fougères.
Parfums sucrés.... fleurs et fruits des bois.
Les échos nocturnes lentement s'estompent, cèdent la place aux silences mouillés du jour naissant. Striés de trilles, déchirés de brames.
Résonances.... troncs rugueux et anciens.
Notes légères... bois lisses et verts, impatients de se faire une place aux sommets.
La pensée doucement s'élève, se faufile entre les trouées bleues, rebondit de feuille en feuille.
Bruissements et chuchotements.
Elle plane au-dessus de cette mer de verte mouvance, à l'écume de brume laiteuse.
Elle entend le murmure du vent, qui de forêts en continents survole les océans. ......
dimanche 13 septembre 2015
suite de "la maison des secrets"..... et fin
Quand tout fut fin prêt, les visiteurs quittèrent la terre et elle eût enfin sa Grande Colère. Elle ne laissa rien. Elle garda les survivants dans un long sommeil, ne laissant en eux que leurs rêves. Elle avait effacé toute la mémoire technologique et celle du Pouvoir. Le temps les éveillerait quand les bataillons de fourmis et autres insectes auraient terminé leur oeuvre de digestion et de décomposition.
Il n'y avait plus de jour, plus de nuit. Le ciel était sale d'un bout à l'autre de la planète.
Bien plus tard, la grisaille se troua enfin de quelques rayons de lumière et de chaleur.
Une nouvelle oeuvre débuta. Lentement.
Entre-temps, les humains s'étaient doucement réveillés. Ils s'organisèrent en petites sociétés timides. Trouvèrent d'instinct comment se nourrir.
Mais la Terre maintenant ne les laisserait plus faire. Elle les surveillait, les guidait. Leur susurrait des rêves de verdure et de paix.
Et les refuges secrets attendaient.
Des enfants naissaient, grandissaient.
Jaccassandre raconte qu'elle avait rêvé d'une vaste étendue d'eau qui bougeait et murmurait. Minoël n'écoute que d'une oreille puis s'arrête brusquement et montre du doigt quelque chose qu'ils n'avaient jamais repéré jusqu'ici.
On la devinait à peine, cette vieille maison derrière la verdure touffue.
Jacassandre, Séléssine et Minoël, curieux et téméraires, décidèrent de s'y aventurer. Prudemment, ils poussèrent la porte de bois grinçante. Un volet tomba et invita la lumière à entrer. Le trio resta un instant immobile et découvrirent du regard un tas de choses insolites : des meubles et des livres dont parlaient les anciens et bien d'autres choses encore!
Mais le plus extraordinaire étaient les senteurs de cette maison! Elles éveillaient en eux d'étranges sensations de bien-être, des relents d'un très lointain passé. Des images se firent dans leur esprit. Des sons, des couleurs.... .
Ils coururent chercher les autres. Les Anciens eurent le privilège de découvrir le sous-sol regorgeant de mémoire.
La Terre, satisfaite, libéra en eux d'autres mémoires : celles de l'écriture et de la lecture. De la réflexion. D e la culture.
Un à un, les refuges disséminés dans le monde, dévoilèrent leurs secrets de sable et de verdure, d'eau et de temps.... et celui de la Grande Colère de la Terre. Terrifiante.
Il n'y avait plus de jour, plus de nuit. Le ciel était sale d'un bout à l'autre de la planète.
Bien plus tard, la grisaille se troua enfin de quelques rayons de lumière et de chaleur.
Une nouvelle oeuvre débuta. Lentement.
Entre-temps, les humains s'étaient doucement réveillés. Ils s'organisèrent en petites sociétés timides. Trouvèrent d'instinct comment se nourrir.
Mais la Terre maintenant ne les laisserait plus faire. Elle les surveillait, les guidait. Leur susurrait des rêves de verdure et de paix.
Et les refuges secrets attendaient.
Des enfants naissaient, grandissaient.
Jaccassandre raconte qu'elle avait rêvé d'une vaste étendue d'eau qui bougeait et murmurait. Minoël n'écoute que d'une oreille puis s'arrête brusquement et montre du doigt quelque chose qu'ils n'avaient jamais repéré jusqu'ici.
On la devinait à peine, cette vieille maison derrière la verdure touffue.
Jacassandre, Séléssine et Minoël, curieux et téméraires, décidèrent de s'y aventurer. Prudemment, ils poussèrent la porte de bois grinçante. Un volet tomba et invita la lumière à entrer. Le trio resta un instant immobile et découvrirent du regard un tas de choses insolites : des meubles et des livres dont parlaient les anciens et bien d'autres choses encore!
Mais le plus extraordinaire étaient les senteurs de cette maison! Elles éveillaient en eux d'étranges sensations de bien-être, des relents d'un très lointain passé. Des images se firent dans leur esprit. Des sons, des couleurs.... .
Ils coururent chercher les autres. Les Anciens eurent le privilège de découvrir le sous-sol regorgeant de mémoire.
La Terre, satisfaite, libéra en eux d'autres mémoires : celles de l'écriture et de la lecture. De la réflexion. D e la culture.
Un à un, les refuges disséminés dans le monde, dévoilèrent leurs secrets de sable et de verdure, d'eau et de temps.... et celui de la Grande Colère de la Terre. Terrifiante.
vendredi 11 septembre 2015
nouvel extrait : première partie de : "La maison des secrets"
Il y a des siècles qu'elle dort là, au milieu d'une clairière envahie de ronces. Protégée par un cercle de pierres qu'on n'apercevait plus. Elle aurait dû être en ruine et avalée par les lierres. Mais elle est particulière.
Construite pour durer, pour préserver la mémoire de la Terre. Erigée par les visiteurs venus d'ailleurs. Souvenez-vous, la Terre un jour était malade. Elle s'était doucement révoltée, cherchant à prévenir l'humanité, mais l'humanité n'écoutait pas et des cousins d'une lointaine galaxie étaient venus oeuvrer sur terre.
Ne pouvant la guérir, ils se sont mis à disséminer à travers la planète des refuges secrets. Tout ce que la terre portait, toutes ses senteurs, toutes ses semences et ses graines avaient été classées, triées,classifiées, protégées dans des bocaux spéciaux. Notifiées et dessinées minutieusement dans des cahiers aux pages imputrescibles. Avec une écriture arrondie, belle et élancée. Dans les sous-sols de ces refuges régnait une activité fébrile qui dura des années et des années.
Les hommes n'avaient toujours pas changé en 2023. Ils étaient devenus froids et distants. Tout était virtuel et même les enfants devenaient rares. Souvent remplacés par des mac 17, petits robots très mignons à figure de bébés. Mac 17, précédés de macs 16 et bientôt suivis par les macs 18,19...
Déjà en ce temps-là, peu avant la grande colère de la Terre, deux enfants avaient découverts la clairière.
En secret, Saëlia et Théophile s'éclipsaient souvent pour entrer dans la maisonnette. La porte grinçante, les volets de guingois, les ravissaient. La poussière douce et grise, les toiles d'araignées comme des attrape-rêves, rêves d'un temps qui n'existait plus. Un vieux stylo semblait les observer. Une montre dans un bocal, regardait passer le temps.
Saëlia avait trouvé dans le grenier, une vielle clarinette et avait réussi à en tirer des sons qui avaient attiré quelques crapauds. Théophile du coup, s'était fait éleveur de crapauds. Ils rêvaient et riaient, sans jamais apercevoir les visiteurs du sous-sol............ (il y a une suite...)
Construite pour durer, pour préserver la mémoire de la Terre. Erigée par les visiteurs venus d'ailleurs. Souvenez-vous, la Terre un jour était malade. Elle s'était doucement révoltée, cherchant à prévenir l'humanité, mais l'humanité n'écoutait pas et des cousins d'une lointaine galaxie étaient venus oeuvrer sur terre.
Ne pouvant la guérir, ils se sont mis à disséminer à travers la planète des refuges secrets. Tout ce que la terre portait, toutes ses senteurs, toutes ses semences et ses graines avaient été classées, triées,classifiées, protégées dans des bocaux spéciaux. Notifiées et dessinées minutieusement dans des cahiers aux pages imputrescibles. Avec une écriture arrondie, belle et élancée. Dans les sous-sols de ces refuges régnait une activité fébrile qui dura des années et des années.
Les hommes n'avaient toujours pas changé en 2023. Ils étaient devenus froids et distants. Tout était virtuel et même les enfants devenaient rares. Souvent remplacés par des mac 17, petits robots très mignons à figure de bébés. Mac 17, précédés de macs 16 et bientôt suivis par les macs 18,19...
Déjà en ce temps-là, peu avant la grande colère de la Terre, deux enfants avaient découverts la clairière.
En secret, Saëlia et Théophile s'éclipsaient souvent pour entrer dans la maisonnette. La porte grinçante, les volets de guingois, les ravissaient. La poussière douce et grise, les toiles d'araignées comme des attrape-rêves, rêves d'un temps qui n'existait plus. Un vieux stylo semblait les observer. Une montre dans un bocal, regardait passer le temps.
Saëlia avait trouvé dans le grenier, une vielle clarinette et avait réussi à en tirer des sons qui avaient attiré quelques crapauds. Théophile du coup, s'était fait éleveur de crapauds. Ils rêvaient et riaient, sans jamais apercevoir les visiteurs du sous-sol............ (il y a une suite...)
lundi 7 septembre 2015
"Il était une fois" (extrait du chapitre passé simple et futur antérieur, écrit il y a plus de quinze ans)
Il était une fois, née de l'Univers, une petite fille appelée Terre;
Bercée dans les bras infinis de sa mère, elle grandit, elle grossit.
Heureuse, elle se mit à bourgeonner, à se couvrir de verdure luxuriante, de sources pures, d'océans en mouvement.
Semés par son père, de petits êtres se mirent à courir sur elle et à la chatouiller. Elle rit de plaisir.
Puis un jour, la fièvre s'empara de son corps. Une maladie inconnue, germée d'une semence avariée, l'envahit toute entière. Elle s'étendit sur toute la surface de son globe, pénétrant ses chairs, souillant de ses déchets tout ce qu'elle avait de beau.
Ainsi naquit le virus humanoïde.
Elle cria de douleur. Essaya de s'en défaire. Ses volcans se mirent à rugir, ses eaux à déborder, ses éclairs à foudroyer, ses vents à tournoyer.
Elle se débattait, impuissante, sous le regard inquiet de ses parents.
Que fallait-il faire? La laisser mourir?
"Non, il faut la sauver."
Quelques Êtres, vêtus de beaucoup de théories, se penchèrent sur elle, tentèrent d'expliquer. Analysant, discutant, proposant.
Mais de solutions, point n'en donnèrent.
Seule la patience pourra peut-être la guérir.
Alors, souffrant de la voir souffrir à ce point, ses parents décidèrent d'envoyer sur terre, des cousins éloignés, venus d'une autre galaxie, à l'éminence grise fort développée, remplis d'un autre savoir.
Pour ne pas effrayer les Êtres restés sains et surprendre les virus mortellement contagieux, ils prirent le visage de l'Homme et commencèrent sous terre, leur travail de longue haleine.
Combien de temps leur faudra-t-il?
Les avez-vous déjà entendus, aperçus?
Peut-être sont-ils parmi nous, parmi vous?
Qui cherche trouve. tout arrive à celui qui sait attendre.
Et elle attend de guérir, pour que ses plaies doucement puissent se refermer.
Et ils la soignent, lentement, tendrement.
Bercée dans les bras infinis de sa mère, elle grandit, elle grossit.
Heureuse, elle se mit à bourgeonner, à se couvrir de verdure luxuriante, de sources pures, d'océans en mouvement.
Semés par son père, de petits êtres se mirent à courir sur elle et à la chatouiller. Elle rit de plaisir.
Puis un jour, la fièvre s'empara de son corps. Une maladie inconnue, germée d'une semence avariée, l'envahit toute entière. Elle s'étendit sur toute la surface de son globe, pénétrant ses chairs, souillant de ses déchets tout ce qu'elle avait de beau.
Ainsi naquit le virus humanoïde.
Elle cria de douleur. Essaya de s'en défaire. Ses volcans se mirent à rugir, ses eaux à déborder, ses éclairs à foudroyer, ses vents à tournoyer.
Elle se débattait, impuissante, sous le regard inquiet de ses parents.
Que fallait-il faire? La laisser mourir?
"Non, il faut la sauver."
Quelques Êtres, vêtus de beaucoup de théories, se penchèrent sur elle, tentèrent d'expliquer. Analysant, discutant, proposant.
Mais de solutions, point n'en donnèrent.
Seule la patience pourra peut-être la guérir.
Alors, souffrant de la voir souffrir à ce point, ses parents décidèrent d'envoyer sur terre, des cousins éloignés, venus d'une autre galaxie, à l'éminence grise fort développée, remplis d'un autre savoir.
Pour ne pas effrayer les Êtres restés sains et surprendre les virus mortellement contagieux, ils prirent le visage de l'Homme et commencèrent sous terre, leur travail de longue haleine.
Combien de temps leur faudra-t-il?
Les avez-vous déjà entendus, aperçus?
Peut-être sont-ils parmi nous, parmi vous?
Qui cherche trouve. tout arrive à celui qui sait attendre.
Et elle attend de guérir, pour que ses plaies doucement puissent se refermer.
Et ils la soignent, lentement, tendrement.
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