.........
La forêt chuchote. La terre raconte :
Les nuits où la lune est ronde et si pleine qu'elle vient à toucher la terre et tracer les clairières.
Ces nuits-là, le hibou vient se poser sans bruit dans les bras tendus, s'accroche à leurs doigts secs ; leurs ombres s'ancrent dans cette rondeur rousse.
Il attend... Elle , lourde des rêves de l'Homme et d' Ailleurs peut-être, se pose et se délivre.
Lorsqu'elle remonte, légère et blanche, le hibou, du bout de l'aile, se laisse glisser sur le velours bleu et soyeux de la nuit vers de funestes agapes.
Plus tard, L'Homme Nu verra à l'intérieur de l'empreinte de lune, germer les rêves qu'elle y aura déposés.
C'est ce que racontent la terre et les forêts.
C'est ce qu'entend la pensée.
..........
lundi 14 novembre 2016
vendredi 14 octobre 2016
Extrait du chapitre "un temps passé"
L'école buissonnière
Gérard Passepoil, élève de l'institut Saint-Aubin, et ses acolytes Francis et Antoine,ont décidé de trouver un moyen d'échapper au cours de natation la semaine à venir.
Conciliabule dans le coin le plus tranquille de la cour de récréation, à l'abri des regards des frères surveillants. Le préau fera l'affaire, près des portes des toilettes.
Il fut décidé que chacun mettrait son plan sur un petit papier après l'école et d'échapper sous quelque prétexte à la vigilance des parents pour se retrouver devant le petit magasin du coin de la rue.
"Alors, comment fait-on?"
Petit croquis des classes et des couloirs. puis le grand jour....
D'abord, on descend avec tout le monde. Ensuite on traîne un peu à l'arrière.A la salle d'étude, on fait semblant d'accrocher nos manteaux dans le corridor, pour que les pions pensent qu'on reste à l'étude avec les enrhumés.
.Ensuite, vite reprendre les manteaux et courir rejoindre le rang qui attend le car scolaire pour être emmené au bassin de natation.
Dès que le rang se met en route et que les derniers arrivent presque à la grille, on file aux toilettes.
Moment périlleux : la traversée de la cour.Croisons les doigts pour qu'aucun frère d'autres classes ne jette un coup d'oeil, aussi furtif soit-il, côté cour.
Ouf, on y est!
Attendre un peu pour être certains que tout le monde soit embarqué dans le car, sans attendre trop longtemps pour faire croire qu'on court rejoindre la file au cas où un regard traînerait par-là.
Allons-y les gars... au pas de course!
La grille... L'escalier qui descend vers la rue .... et la liberté!
On peut jeter un oeil à l'aise! Rien devant, rien derrière!
La rue à traverser. on pique un petit sprint. Ca y est! On a réussi!
On est les meilleurs!
Le plan a fonctionné comme sur des roulettes.
Les trois compères se félicitent et se font une partie de billes dans le terrain vague un peu plus loin. Histoire de ne pas rentrer trop tôt à la maison, il y aurait des questions.
Le lendemain : la déconfiture!
L'abbé attendait de pied ferme les fuyards!
Une chose à laquelle ils n'avaient pas pensé, les petits emmerdeurs : l'appel et les certificats ou mots d'excuse des parents!
Retenue mercredi, pendant un mois!
mercredi 17 août 2016
extrait de mon livre "Pêle-Mêle" chapitre : Un temps passé
L'organiste
Instant solennel. Monsieur Bernardin entre dans l'église imposante du bourg de Bruoxella.
Monsieur Bernardin était de son vivant un important personnage ecclésiastique. C'était en fait "Monseigneur" bernardin. Bien sûr, les petites gens comme nous étaient souvent effrayés par tous ces grands pontes vêtus de longues soutanes richement brodées d'or.
Monseigneur Bernardin n'était pourtant pas aussi sévère que les autres. Il ne vous envoyait pas le diable pour une miche de pain volée sur la place du marché.
Il comprenait la pauvreté et ses prêches promettant le paradis aux plus petits et pas seulement aux grands, faisait que ses messes étaient suivies avec grande dévotion.
C'est donc avec émotion que les petites gens du quartier vinrent assister sur le parvis de l'église, à son enterrement.
Les autres : prêtres, archevêques ou monseigneurs, se curaient les ongles pendant que l'organiste jouait ses notes de circonstance. En pensée, ils savouraient déjà les somptueux repas qui seraient servis chez le cardinal après la mise en terre.
Vite, tournons la page de partition. Il ne faudrait pas se tromper, ce serait être voué aux flammes de l'enfer bien avant le trépas.
N'empêche,même du coin de l'oeil, le regard porte loin d'ici.
Les enfants de choeur passent entre les rangs pour la collecte obligatoire qui remplira de bon vin les calices.
Et qui donc y met le plus de coeur, à donner cette petite pièce si durement gagnée?.. Les petites gens qui aimaient Monseigneur Bernardin pour son grand coeur et sa compassion !
Les cardinaux et autres de pourpre vêtus, n'ont pas le même regard quand les enfants passent entre leurs robes. Malgré l'orgue, on peut presque entendre les grincements de dents, quand il fallait faire bonne figure et se débarrasser à contrecoeur d'une belle pièce d'or sonnante et trébuchante, si jalousement gardée.
Soulagés que la collecte se termine enfin, les pontes attendent la fin de l'obligation pour savoir qui entrera dans les grâces pontificales et succédera à Monseigneur Bernardin le trop bon!....
Pendant que les dernières notes de l'organiste s'éparpillent parmi les coeurs en chagrin de la populace en guenilles. ....
Instant solennel. Monsieur Bernardin entre dans l'église imposante du bourg de Bruoxella.
Monsieur Bernardin était de son vivant un important personnage ecclésiastique. C'était en fait "Monseigneur" bernardin. Bien sûr, les petites gens comme nous étaient souvent effrayés par tous ces grands pontes vêtus de longues soutanes richement brodées d'or.
Monseigneur Bernardin n'était pourtant pas aussi sévère que les autres. Il ne vous envoyait pas le diable pour une miche de pain volée sur la place du marché.
Il comprenait la pauvreté et ses prêches promettant le paradis aux plus petits et pas seulement aux grands, faisait que ses messes étaient suivies avec grande dévotion.
C'est donc avec émotion que les petites gens du quartier vinrent assister sur le parvis de l'église, à son enterrement.
Les autres : prêtres, archevêques ou monseigneurs, se curaient les ongles pendant que l'organiste jouait ses notes de circonstance. En pensée, ils savouraient déjà les somptueux repas qui seraient servis chez le cardinal après la mise en terre.
Vite, tournons la page de partition. Il ne faudrait pas se tromper, ce serait être voué aux flammes de l'enfer bien avant le trépas.
N'empêche,même du coin de l'oeil, le regard porte loin d'ici.
Les enfants de choeur passent entre les rangs pour la collecte obligatoire qui remplira de bon vin les calices.
Et qui donc y met le plus de coeur, à donner cette petite pièce si durement gagnée?.. Les petites gens qui aimaient Monseigneur Bernardin pour son grand coeur et sa compassion !
Les cardinaux et autres de pourpre vêtus, n'ont pas le même regard quand les enfants passent entre leurs robes. Malgré l'orgue, on peut presque entendre les grincements de dents, quand il fallait faire bonne figure et se débarrasser à contrecoeur d'une belle pièce d'or sonnante et trébuchante, si jalousement gardée.
Soulagés que la collecte se termine enfin, les pontes attendent la fin de l'obligation pour savoir qui entrera dans les grâces pontificales et succédera à Monseigneur Bernardin le trop bon!....
Pendant que les dernières notes de l'organiste s'éparpillent parmi les coeurs en chagrin de la populace en guenilles. ....
mercredi 29 juin 2016
extrait du chapitre "rumeurs"
Un cri déchire la nuit
Comme d'habitude, chaque jour Jules et Armand se retrouvent au petit bistro du coin pour leur petit apéro. Tous deux sont octogénaires et "ont bien vécu dans le temps" comme ils disent si bien.
Aujourd'hui, Jules est excité comme un jouvenceau et il attend Armand avec une impatience non dissimulée.
"Dépêche Armand, j'ai quelque chose de juteux à te raconter!"
Sur ce, Armand oublie ses rhumatismes et le voilà bien assis devant sa chope déjà commandée.
"Allez raconte! Qu'est-ce qui t'es arrivé?"
"Ah, mon ami, j'en suis encore tout ému; j'ai repensé à ma Juliette cette nuit et à nos culbutes de jeunesse... qu'est-ce qu'on s'est donnés en ce temps-là!"
"Bon, c'est tout? Juste un petit rêve "érotique" comme on dit maintenant ?"
"Non, attends... Il était trois heures moins le quart du matin,.... c'est à peu près l'heure où je dois vider ma vessie... . je me lève, tout endormi, quand soudain, un cri ! Mais un cri à te faire dresser le poireau Armand ! Bon sang de bonsoir, ma petite voisine à la voix qui porte ! J'ai bien cru que c'était moi qui était dans son lit !
Submergé par l'émotion que j'étais.... Ma Juliette, elle criait commme ça quand j'étais encore plein de sève... et même plus tard aussi !"
"Allez Jules, reprend-toi et vide ton verre ! E t surtout arrête de te vanter et raconte-moi plutôt les détails !"
"........."
Comme d'habitude, chaque jour Jules et Armand se retrouvent au petit bistro du coin pour leur petit apéro. Tous deux sont octogénaires et "ont bien vécu dans le temps" comme ils disent si bien.
Aujourd'hui, Jules est excité comme un jouvenceau et il attend Armand avec une impatience non dissimulée.
"Dépêche Armand, j'ai quelque chose de juteux à te raconter!"
Sur ce, Armand oublie ses rhumatismes et le voilà bien assis devant sa chope déjà commandée.
"Allez raconte! Qu'est-ce qui t'es arrivé?"
"Ah, mon ami, j'en suis encore tout ému; j'ai repensé à ma Juliette cette nuit et à nos culbutes de jeunesse... qu'est-ce qu'on s'est donnés en ce temps-là!"
"Bon, c'est tout? Juste un petit rêve "érotique" comme on dit maintenant ?"
"Non, attends... Il était trois heures moins le quart du matin,.... c'est à peu près l'heure où je dois vider ma vessie... . je me lève, tout endormi, quand soudain, un cri ! Mais un cri à te faire dresser le poireau Armand ! Bon sang de bonsoir, ma petite voisine à la voix qui porte ! J'ai bien cru que c'était moi qui était dans son lit !
Submergé par l'émotion que j'étais.... Ma Juliette, elle criait commme ça quand j'étais encore plein de sève... et même plus tard aussi !"
"Allez Jules, reprend-toi et vide ton verre ! E t surtout arrête de te vanter et raconte-moi plutôt les détails !"
"........."
jeudi 14 avril 2016
Extrait du chapitre "rumeurs" : mademoiselle Louise
Je ne connais de ce village que cet endroit-ci très précisément. J'y vois beaucoup de monde et j'y entends beaucoup de choses.
C'est un peu comme si je connaissais chaque habitant et je peux reconnaître facilement les non-habitués.
Un jour donc, j'attends que le premier bus arrive et je vois que passe mademoiselle Louise, éternelle étourdie, vieille fille toute de rose vêtue, hiver comme été. Mademoiselle Louise ne prend jamais le bus, et ma foi je ne sais pas ce qu'elle fait dans la vie, mais ce que je vois chaque jour, c'est qu'elle sort de chez elle, juste en face de moi, à cinq heures du matin précises et je la vois rentrer à six heures moins le quart très exactement. Son petit sac rose au bras et ses talons roses claquant sur les pavés.
Mais voilà que ses habitudes ce matin-là, se voient quelque peu bousculées. En effet, un monsieur inconnu attend le bus à mon arrêt. Il porte dans ses bras, un morceau de bois sculpté avec lequel il est en grande conversation. Petit détail : il est beau comme un dieu!
Mademoiselle Louise, toute vieille fille qu'elle soit, rosit de plaisir et se trouve un moment de hardiesse pour aborder ce bel inconnu.
"Comment vous appelez-vous?" l'arbore-t-elle sans autre préambule, à six heures moins dix!
"Je m'appelle Henri et je suis menuisier. Mais j'ai un gros souci. Je ne me souviens plus d'où je viens, ni ce que je fais ici à attendre un bus à cette heure si matinale! Ce n'est pas dans mes habitudes!"
"Peut-être avez-vous trop bu la nuit dernière?"risque mademoiselle Louise d'un air réprobateur.
Venez donc prendre un café, j'habite en face. Nous tirerons cette affaire au clair et je vous ramènerai chez vous dès que la mémoire vous reviendra. Mais de grâce, cessez de murmurer à tout bout de champ des mots doux à ce morceau de bois!"
lundi 14 mars 2016
Autour du marronnier (extrait du chapitre "rumeurs"
Ce matin-là, la porte de l'épicerie est restée fermée. Tout Montcul en est retourné.
Le premier arrivé devant la porte close a attendu un peu, croyant sans doute que Violette s'était levée un peu tard.
Gérard attend donc, pas pressé. Il est toujours le premier d'ailleurs, après le facteur qui apporte les gazettes.
Aujourd'hui, ni vélo, ni sacoche.
Bizarre quand même, pense Gérard! Mais bon, attendons.
Arrive Germaine et son grand cabas! pour mieux y cacher ses bouteilles de rouge! Dire qu'elle croit que personne ne sait qu'elle aime s'en jeter quelques-unes derrière le cache-poussière!
Il est vrai que depuis la pleine lune, cogite Gérard, Violette n'est plus la même! En y réfléchissant bien ..... le facteur non plus d'ailleurs! Bien plus jeune et plus frais qu'Alphonse, l'ancien facteur. Gérard a déjà sa petite idée.
Montcul continue à se réveiller au chant des coqs du village et bientôt, en ce samedi un peu frisquet, les cris des enfants remplissent la place.
Madeleine et Jeanne montent péniblement la rue, flanquées du petit dernier de Jeanne, qui n'a pas très bien compris comment ce petit avorton lui est arrivé dans le ventre à quarante-six ans!
Faut savoir qu'il est né il y a quatre ans en septembre! Il n'y a pas loin du Nouvel An au mois de septembre! Juste neuf mois si on calcule bien! Et tout Montcul a bien calculé, croyez-moi! Il y a juste la petite hésitation quant au géniteur. Certains prétendent qu'il a les yeux d'Arthur, le boulanger, d'autres, les cheveux d'Augustin, le croque-mort! Il n'y a que leurs épouses respectives pour penser qu'il ressemble à Jules, l'ardoisier.
Avec tout ça, la porte de l'épicerie est toujours fermée et tout le village s'impatiente.
Gérard, plus malin, a fait le tour par l'arrière et a tout de suite remarqué le vélo du nouveau facteur!
Vite, il revient en courant, tout excité!
C'est pas grave! c'est le facteur!
Et les rumeurs circulent bon train autour du marronnier! Jusqu'à ce que Violette, toute confuse, ouvre la porte.
vendredi 12 février 2016
Ta maison, mon jardin
Si tu m'ouvrais la porte, pour me laisser entrer?
Si tu me dessinais la maison de ton coeur?
Je te ferais l'esquisse de mon jardin.
Ta maison serait ouverte, les fenêtres t'offriraient un regard sur mes fleurs sauvages . Le toit serait de verre, laissant entrer l'univers de la nuit pour nous éclairer de ses étoiles.
Assise dans l'herbe verte, ma main se tend pour que tu la prennes; mon sourire t'invite à me suivre dans le jardin de mes secrets.
A pas lents, je t'emmène respirer les senteurs de fleurs que j'ai fait pousser pour toi. Fleurs nouvelles, de toutes les couleurs, je t'en fais goûter les saveurs.
Grisés de parfums, nous allons par les sentiers cachés, vers la forêt humide de la passion; tu y mords la chair tendre de ses fruits et de tes lèvres, j'en lèche le jus.
Enivrés, nos pas s'accélèrent et nous emmènent dans la clairière où je t'ai préparé un lit de mousse. Tu m'y couches.
A l'ombre du feuillage, les taches de soleil nous caressent la peau, le chant des oiseaux accompagne nos soupirs. Les fougères couvrent nos désirs.
La brise tiède fait courir nos doigts sur nos corps enfiévrés. Mes mains se font douces comme les ailes d'un papillon, tandis que les tiennes se font impatientes.
Je sens monter en toi la sève du plaisir et je m'ouvre pour te recevoir. Mon corps se tend, chaud et moite et mon âme gémit, attend la tienne, la cherche dans ton souffle, la prend dans ton regard.
Elles se confondent dans un même cri muet, se retiennent quelques instants, se détachent tout doucement, se retirent. Remplies d'une énergie nouvelle. Nos yeux se ferment, nos corps s'apaisent.
Tout doucement, remplis de bonheur, baignés de quiétude, tes pas me conduiraient vers la maison de ton coeur, tu m'y ferais entrer sans jamais fermer la porte.
A l'aurore, j'y déposerais les bouquets que j'aurai été cueillir pour toi dans la rosée du matin, pour t'accueillir à l'aube de ton éveil.
Si tu me dessinais la maison de ton coeur?
Je te ferais l'esquisse de mon jardin.
Ta maison serait ouverte, les fenêtres t'offriraient un regard sur mes fleurs sauvages . Le toit serait de verre, laissant entrer l'univers de la nuit pour nous éclairer de ses étoiles.
Assise dans l'herbe verte, ma main se tend pour que tu la prennes; mon sourire t'invite à me suivre dans le jardin de mes secrets.
A pas lents, je t'emmène respirer les senteurs de fleurs que j'ai fait pousser pour toi. Fleurs nouvelles, de toutes les couleurs, je t'en fais goûter les saveurs.
Grisés de parfums, nous allons par les sentiers cachés, vers la forêt humide de la passion; tu y mords la chair tendre de ses fruits et de tes lèvres, j'en lèche le jus.
Enivrés, nos pas s'accélèrent et nous emmènent dans la clairière où je t'ai préparé un lit de mousse. Tu m'y couches.
A l'ombre du feuillage, les taches de soleil nous caressent la peau, le chant des oiseaux accompagne nos soupirs. Les fougères couvrent nos désirs.
La brise tiède fait courir nos doigts sur nos corps enfiévrés. Mes mains se font douces comme les ailes d'un papillon, tandis que les tiennes se font impatientes.
Je sens monter en toi la sève du plaisir et je m'ouvre pour te recevoir. Mon corps se tend, chaud et moite et mon âme gémit, attend la tienne, la cherche dans ton souffle, la prend dans ton regard.
Elles se confondent dans un même cri muet, se retiennent quelques instants, se détachent tout doucement, se retirent. Remplies d'une énergie nouvelle. Nos yeux se ferment, nos corps s'apaisent.
Tout doucement, remplis de bonheur, baignés de quiétude, tes pas me conduiraient vers la maison de ton coeur, tu m'y ferais entrer sans jamais fermer la porte.
A l'aurore, j'y déposerais les bouquets que j'aurai été cueillir pour toi dans la rosée du matin, pour t'accueillir à l'aube de ton éveil.
jeudi 21 janvier 2016
extrait : "Amants"
Amants d'hier, amants de toujours.
Vos amours sont les plus belles.
Faites de peurs qui vous rassurent, de tourments qui balaient vos doutes.
Tourments lorsque vous êtes séparés, quiétude aussi.
Peur de vous trouver, peur de vous perdre, bonheur de vous retrouver.
Ne jamais sortir du labyrinthe de la passion, pour que jamais ne s'arrêtent les battements de vos coeurs, les plaintes de vos âmes.
Vos rencontres brutales révèlent votre silence, votre innocence.
Les mots sur le bout de vos lèvres, derrière vos paupières closes, n'osent parler.
Goulûment, vos bouches se les boivent. Vos gémissements se les arrachent. Vos cris se les pleurent. Vos corps se les impriment.
Endiablés, enfiévrés, ils dansent de plaisir, se tordent, se cabrent, se couvrent, se soumettent, se possèdent.
Pour que jamais vous ne puissiez vous attacher.
Toujours partir, se défaire. Pour toujours revenir, insatiables.
Tellement prévisibles, jamais vous ne vous avouerez, pour ne jamais vous lasser.
Mais vous savez.
Vous vous retenez. Vous êtes liés.
Vous vous êtes trouvés l'un dans l'autre, pour n'aimer que Vous à travers Lui, à travers Elle.
Vous quitter, serait vous perdre.
Vos amours sont les plus belles.
Faites de peurs qui vous rassurent, de tourments qui balaient vos doutes.
Tourments lorsque vous êtes séparés, quiétude aussi.
Peur de vous trouver, peur de vous perdre, bonheur de vous retrouver.
Ne jamais sortir du labyrinthe de la passion, pour que jamais ne s'arrêtent les battements de vos coeurs, les plaintes de vos âmes.
Vos rencontres brutales révèlent votre silence, votre innocence.
Les mots sur le bout de vos lèvres, derrière vos paupières closes, n'osent parler.
Goulûment, vos bouches se les boivent. Vos gémissements se les arrachent. Vos cris se les pleurent. Vos corps se les impriment.
Endiablés, enfiévrés, ils dansent de plaisir, se tordent, se cabrent, se couvrent, se soumettent, se possèdent.
Pour que jamais vous ne puissiez vous attacher.
Toujours partir, se défaire. Pour toujours revenir, insatiables.
Tellement prévisibles, jamais vous ne vous avouerez, pour ne jamais vous lasser.
Mais vous savez.
Vous vous retenez. Vous êtes liés.
Vous vous êtes trouvés l'un dans l'autre, pour n'aimer que Vous à travers Lui, à travers Elle.
Vous quitter, serait vous perdre.
Inscription à :
Commentaires (Atom)