lundi 14 novembre 2016

en ce jour de "grosse" lune, qu'on ne verra peut-être pas, je vous réécrit un passage de mon extrait "forêts"

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La forêt chuchote. La terre raconte :

Les nuits où la lune est ronde et si pleine qu'elle vient à toucher la terre et tracer les clairières.
Ces nuits-là, le hibou vient se poser sans bruit dans les bras tendus, s'accroche à leurs doigts secs ; leurs ombres s'ancrent dans cette rondeur rousse.

Il attend... Elle , lourde des rêves de l'Homme et d' Ailleurs peut-être, se pose et se délivre.
Lorsqu'elle remonte, légère et blanche, le hibou, du bout de l'aile, se laisse glisser sur le velours bleu et soyeux de la nuit vers de funestes agapes.
Plus tard, L'Homme Nu verra à l'intérieur de l'empreinte de lune, germer les rêves qu'elle y aura déposés.

C'est ce que racontent la terre et les forêts.
C'est ce qu'entend la pensée.

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